TOUT SUR LE SUCRE
         

Histoire du sucre
Le sucre n’a pas toujours existé tel qu’on le connaît aujourd’hui. Autrefois, les deux seules sources de saveur sucrée étaient le miel et la canne.

La canne à sucre serait originaire de l’archipel de la Nouvelle Guinée où elle existait à l’état sauvage et servait d’ornement. De la Nouvelle Guinée, la culture de la canne à sucre serait progressivement passée aux îles avoisinantes du sud de l’Océan Pacifique, puis se serait répandue dans la péninsule indochinoise et dans l’Océan Indien jusqu’en Malaisie en passant par le Bengale. Très exactement, le premier témoignage de l'extraction du sucre de la canne vient d’Inde tropicale.

La canne est cultivée depuis l’antiquité. Les Persans, selon la littérature, apparaissent comme les pionniers dans le développement des techniques de production de sucre sous forme de poudre cristallisée, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Pendant des siècles, de gros cristaux de saccharose étaient obtenus en utilisant une technologie simple qui consistait à drainer le sirop, sous l’action de la gravité. Les secrets de la production du sucre se sont répandus peu à peu dans tout le Moyen Orient. Les Arabes et les Égyptiens ont appris des Persans à produire du sucre solide et c’est ainsi que, aux environs du Xe. et du XIe. siècles, de vraies « routes du sucre » ont été établies par des caravanes qui se chargeaient de le transporter entre les pays asiatiques et africains.

Au cours du XIIe. et du XIIIe. siècles, les Chinois et les Arabes sont à l’origine de l’expansion de l’industrie du sucre dans les régions baignées par la Mer Méditerranéenne et par l’Océan Indien. Plusieurs tentatives ont essayé d’introduire la culture de la canne à sucre en Grèce, en Italie, en Espange et dans le Sud de la France. Sans succès cependant, en raison du climat inapproprié. Les orientaux demeurent ainsi les plus grands fournisseurs de sucre du monde occidental à l’époque.
Au cours du XIIe. et du XIIIe. siècles, les Chinois et les Arabes sont à l’origine de l’expansion de l’industrie du sucre dans les régions baignées par la Mer Méditerranéenne et par l’Océan Indien. Plusieurs tentatives ont essayé d’introduire la culture de la canne à sucre en Grèce, en Italie, en Espange et dans le Sud de la France. Sans succès cependant, en raison du climat inapproprié. Les orientaux demeurent ainsi les plus grands fournisseurs de sucre du monde occidental à l’époque.
En ce temps là, les marchands vénitiens étaient les principaux intermédiaires de ce commerce. À Alexandrie, ils achetaient le sucre en provenance de l’Inde et ils le faisaient parvenir ensuite en Europe.
Pendant quelques centaines d’années, le sucre fut une épice extrêmement rare et précieuse. Il était consommé presque uniquement dans les palais royaux et dans les résidences nobles et bourgeoises. Vendu chez les apothicaires, le sucre y atteignait des prix très élevés, et n’était accessible qu’aux riches.
Après la découverte de l’Amérique, la canne à sucre a été rapidement plantée dans le Nouveau Monde, dans des conditions rudimentaires. C’est ainsi que le sucre est devenu un produit de consommation, accessible à presque toutes les tranches de la population.
Malgré le développement des techniques de production de sucre mises en oeuvre en Europe au XVIe. siècle, ce ne fut qu’au XIXe. siècle, grâce à l’introduction de la machine à vapeur, des techniques d’évaporation, des systèmes de cuisson sous vide et des centrifugeuses, que la production commercial du sucre connut un développement technologique notable, soutenu par la Révolution Industrielle.
A partir du XVIIIe. siècle, l’industrie de la betterave s’est implantée en Europe où elle y a fait de remarquables progrès technologiques. De 1883 à 1902, la production de la betterave a dépassé celle de la canne à sucre. Depuis lors et jusqu’à aujourd’hui, la production du sucre de canne, malgré sa lente réaction au début du XXe. siècle, est largement supérieure à celle de la betterave.
L’EXPANSION DE L’AGRO-INDUSTRIE SUCRIÈRE AU BRESIL
Bien que l’on considère que la canne à sucre soit une plante native du continent américain, nul ne doute que sa production à l’échelle industrielle a commencé au Brésil, à partir de boutures en provenance de l’Île de Madère. L’infant Dom Henrique décida d’introduire la culture de la canne sur l’Île de Madère. Son projet ayant abouti, le Portugal commença à vendre du sucre dans le reste de l’Europe. À cette époque là, le Portugal mettait en place sa politique d’expansion commerciale en conquérant de nouveaux marchés. Ce fut justement lors d’une tentative pour rallier l’Inde, pays-continent au grand marché consommateur en puissance, que le Brésil a été découvert.
Au fur et à mesure que les navigateurs portugais avançaient dans l’Atlantique, ils découvraient de nombreuses îles désertes, propices à la plantation de la canne à sucre. Sur l’Île de São Miguel, dans l’archipel des Açores, la culture de la canne a aussitôt prospéré, mais le climat s’est progressivement montré défavorable. Une autre tentative a aussitôt eu lieu dans l’archipel du Cap Vert, mais le manque d’eau s’est révélé être un obstacle à la production. Par contre, de grands champs de canne ont fleuri dans les îles de Saint Thomé et du Prince où il y avait de l’eau et de la chaleur en abondance. Au XVIe. siècle, 150 mille arrobes de sucre par an y ont été produites - une arrobe correspondant environ à 15 kilogrammes.
La culture de la canne a trouvé dans le Nouveau Monde des conditions extrêmement favorables à son développement, et il n’a pas fallu longtemps pour que les paysages de presque tous les pays récemment colonisés soient couverts de canne à sucre. Les sols fertiles et le climat chaud ont contribué au succès de cette nouvelle culture. Aux alentours de 1584, il y avait au Brésil environ 115 plantations exploitées par une main d’œuvre de 10 000 esclaves qui produisait plus de 200.000 arrobes de sucre par an, soit environ 3000 tonnes.
À cette époque là, en Europe, le sucre était un produit particulièrement convoité, au point d’être surnommé “l’or blanc”, du fait de la richesse qu’il produisait.
En 1533, Martim Afonso de Souza fonda une première exploitation agricole pour y produire du sucre à partir des boutures de canne apportées de l’île de Madère. Elle était située sur la Capitainerie de São Vicente, au voisinage de la ville de Santos, dans l’Etat de São Paulo, et connue sous le de « São Jorge dos Erasmos ». D’autres petites plantations de canne se constituèrent dans plusieurs régions du littoral brésilien, et le sucre fut ainsi produit dans les Etats de Rio de Janeiro, de Bahia, d’Espírito Santo, de Sergipe et d’Alagoas. Le développement le plus important eut cependant lieu au Pernambouc, où on comptait 66 plantations à la fin du XVIe. siècle.
Au XVIIe. siècle, pendant la période coloniale, l’industrie du sucre s’est énormément développée. Les Hollandais, détenteurs d’une technologie d’avant-garde à l’époque, ont fait beaucoup progresser la fabrication du sucre. Les excellentes conditions de climat et de sol de la région Nord-est du Brésil, ainsi que sa position plus proche du continent européen, ont favorisé le développement et le commerce du sucre.
Au XVIIIe. siècle, l’industrie brésilienne du sucre s’est affaiblie, essentiellement parce que les Hollandais, expulsés du Brésil, ont émigré au Suriname et aux Antilles où ils sont devenus les principaux concurrents des producteurs brésiliens. Le développement de la production de sucre au Brésil, dans le courant des siècles derniers, a connu des cycles d’instabilité. Les raisons en sont multiples et variées. Au XVIIIe. siècle, l’intérêt des populations des Etats de São Paulo et de Minas Gerais se concentre sur l’exploitation minière ; au XIXe. siècle, la croissance de l’industrie de la betterave est un frein aux activités sucrières du Brésil ; au XXe. siècle surgit l’attrait irrésistible pour la culture du café. En parallèle, les problèmes politiques et sociaux découlant de l’occupation étrangère au Brésil, au XVIIIe. siècle; l’influence des grandes guerres mondiales ; l’apparition des fléaux agricoles et des grandes épidémies dévastatrices du XXe. siècle ; et la baisse du prix du sucre, sont autant de facteurs qui ont contribué à la grandeur et à la décadence de l’activité sucrière au Brésil.
Dans les années 70, le gouvernement brésilien, à la recherche de nouvelles sources d’énergie pour palier le manque de pétrole, a décidé d’investir de grosses sommes dans la culture de la canne à sucre pour obtenir de l’alcool à partir de la fermentation du saccharose. De ce fait, l’industrie du sucre a reçu les fonds nécessaires à la modernisation de ses installations. Elle a ainsi pu acheter de nouvelles machines, perfectionner sa technologie et ses procédés de production, etc.
 
 
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